Mai 22, 2019
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Témoignage de Gwenn, experte en réflexologie

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Gwenn Libouban est réflexologue depuis une trentaine d’années, dont vingt à Paris.

Dans « L’homme est un arbre qui marche », elle raconte son parcours qui l’a conduite jusqu’à Cancale, à la Ferme du vent, le refuge bien-être imaginé par Olivier Roellinger, l’ex-chef étoilé reconverti dans les épices. Pieds nus dans l’herbe, debout face à la mer. À 180 degrés, le regard balaie la baie du Mont Saint-Michel, la Merveille en point de mire. Quand sa disponibilité le permet, Gwenn Libouban invite ses patients à partager ce moment de contemplation, au bout de l’allée de granit qui mène à son cabinet de réflexologie, près de Cancale. « Quand on fait une balade, on réfléchit à là où l’on doit aller, pas là où l’on est. Se mettre pieds nus oblige à être vigilant, être là où sont nos pieds. C’est très efficace pour couper le mental. » Une manière de prolonger l’heure passée entre les mains de celle que ses proches surnomment « la fée de la réflexologie. » « Il n’est question ni de magie, ni de don, mais de travail », tempère immédiatement Gwenn Libouban.

« J’ai développé mon art au fil du temps. Je n’ai pas de pouvoir, ni de guérir, ni d’avoir l’ascendant sur l’autre. » Il y a un peu plus d’un an, les éditions Marabout l’ont contactée pour lui proposer d’écrire un livre sur les bienfaits de la réflexologie. « Je ne voulais pas d’un énième livre sur la discipline, avec des planches montrant les points réflexes des pieds. J’ai horreur qu’on la réduise à ça. » Dans « L’homme est un arbre qui marche », elle a choisi une approche plus globale. Plus personnelle aussi. L’ouvrage mêle confidences et explications pratiques sur la réflexologie. La réflexologie, rare en 1990 Toucher, manipuler, a toujours été là. « Enfant, j’avais mon tiroir « réservé » dans un buffet, dans lequel je mettais tout ce qui était cassé. Dès que j’avais un moment, je l’ouvrais et je me mettais à réparer ou à transformer. »

À 17 ans, la grande sportive qu’elle était devenue dans sa Bretagne natale, près de Guingamp, a subi un traumatisme crânien après la chute d’un portique sur sa tête. Un chamboulement autant physique que psychologique qui l’a conduite jusqu’au cabinet d’un ostéopathe pour la première fois. Une révélation. « Il a dit à ma mère : « votre fille n’est plus dans son corps. » J’étais en dépression post- traumatique, il l’a compris rien qu’en me touchant. »

Sa voie était tracée. Ou presque. Elle choisira finalement la podologie pour ses études. Trop de théorie, pas assez de ressenti. Parallèlement, elle se forme à la réflexologie, une rareté dans les années 1990. Elle intègre l’école parisienne de Martine Faure Alderson, médecin britannique homéopathe et ostéopathe. On lui doit une cartographie des pieds et des zones réflexes d’une précision de dentellière, devenue un outil de référence pour tous les réflexologues. À 24 ans, elle travaille déjà dans son cabinet parisien de podologie, à Montmartre, où elle propose un peu de réflexologie aux personnes qui le veulent. La demande est de plus en plus importante. La réflexologie finit par s’imposer.

« C’était un peu perturbant au départ, mon toucher provoquait des réactions physiques et émotionnelles fortes que je ne maîtrisais pas. » Elle se dit alors qu’elle doit parfaire encore son apprentissage et se lance dans une formation à l’art du toucher et au shiatsu, avant de devenir psychothérapeute, à 33 ans. Plus de trente ans de pratique ont développé chez elle « des antennes au bout des doigts », comme lui avait enseigné Martine Faure Alderson. « Parfois ça me dépasse », reconnaît Gwenn Libouban, à qui il suffit de poser les mains sur les pieds d’une personne pour savoir qu’elle a eu un accident ou qu’elle est enceinte. Depuis 2016, elle officie à la Ferme du vent, refuge entièrement voué au bien-être, imaginé par Jane et Olivier Roellinger, l’ex-chef étoilé reconverti dans les épices.

Ensemble, ils ont eu l’idée d’un spa d’un nouveau genre : pas de musique en fond sonore et les champs plongeant dans la baie du Mont Saint-Michel comme seul spectacle. « Pour moi qui suis sensible aux énergies, travailler aux côtés du Mont Saint-Michel, c’est incroyable. » Elle le promet, elle ne fait « pas de prières » face au Mont, « mais c’est comme ça, ça marche tout seul. » Chaque jour, ou presque, elle immortalise une image du paysage qu’elle partage ensuite sur son compte Instagram. « Et encore, je me retiens », sourit Gwenn Libouban.

« Mais j’ai du mal, c’est tellement beau. » L’ex parisienne ne s’en lasse pas. Avec le doux sentiment d’avoir trouvé sa place.

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